| GHB
:
La
drogue du viol
Très
connue sous la dénomination de « date rape
drug » (drogue du viol) ou encore « d’ecstasy
liquide », le GHB fait de plus en plus de
ravages. Etant donné ses propriétés et les
effets qu’il procure, il est très difficile
pour la victime de le déceler. Au vu de
l’importance que prend le phénomène, il est
urgent que les femmes soient de plus en plus
vigilantes, justement, au moment où elles
pourraient l’être le moins :
lorsqu’elles sont sur le party !
Le
GHB, du nom savant d'acide gamma hydro butyrique,
est un produit stupéfiant que les consommateurs
utilisent
pour favoriser des relations sexuelles « forcées ».
Les hommes y trouveraient une relative stimulation
sexuelle, les femmes verraient leur sexualité
exacerbée, avec des relations multiples,
involontaires et dont elles ne garderaient pas
forcément le souvenir. Le
produit serait souvent mis dans les boissons à
l'insu des consommatrices.
Il s'ensuivrait des relations sexuelles
apparemment « consentantes » et débridées.
La
fausse « excuse »
Le
GHB et ses dérivés inhibent les systèmes
neuronaux chez un individu, c'est-à-dire qu'une
personne excitée sera calmée et une personne
angoissée, inhibée sera désinhibée. En outre,
à forte dose, hors accoutumance, le produit sera
toujours sédatif.
C’est
donc très simple. Le futur violeur verse à
l’insu de la victime une dose de GHB dans son
verre, l’agresseur n’a qu’à attendre entre
15 et 30 minutes la venue des premiers symptômes.
La victime a tout d’abord la sensation d’avoir
trop bu, sa vision se rétrécit, son équilibre
est gravement atteint et elle n’a plus aucune
notion de réalité. La victime est donc tentée
de tout accepter, et de suivre n’importe qui,
n'importe où. Les témoignages que j’ai pu lire
sur Internet ou venant de mon entourage, ou encore
lors de reportages à la télévision sont
ahurissants ! De jeunes filles racontent
souvent la même histoire : au cours d’un
party dans un bar, un club ou même chez des amis,
elles partent en suivant un inconnu chez lui ou
dans un hôtel. Elles se réveillent le lendemain
ou quelques heures après, dans un lieu inconnu,
sans jamais se souvenir de ce qui s’est réellement
passé !
Dû
à la désinhibition de la victime, et vu
qu’elle accepte ce qu’elle n’aurait pas
accepté dans une situation normale, le violeur
est déresponsabilisé. Le viol, c’est
d’ailleurs dans le mot, est associé à la
violence. Le violeur « ancienne méthode »
s’attaque donc à la fille dans une ruelle et
s’ensuit généralement une pénétration forcée.
Avec le GHB ce n’est pas le cas, l’usage de la
violence n’est souvent pas nécessaire. La
relation sexuelle paraît donc tout à fait
normale et s’ensuit une non-culpabilisation du
violeur. Or ce n’est pas le cas ! La
relation est forcée puisque facilitée par
l’usage d’un stupéfiant ! De plus, ceci
est aggravé par la préméditation du crime. En
effet, si un individu verse ce produit dans le
verre de sa victime, c’est donc bien qu’il
pense, à l’avance, vouloir commettre le viol.
Il ne pourra pas invoquer plus tard la « pulsion »
ou l’acte irréfléchi.
Mais
les conséquences des propriétés et des effets
de cette drogue ne s’arrêtent pas là. Dans un
premier temps, les traces du GHB dans
l’organisme disparaissent au bout de 12 à 48
heures. Dans un second temps, la victime ne se
souvenant généralement de rien, comment
poursuivre le violeur ? « Y’a t-il
d’ailleurs vraiment eu viol ? » Est
tentée de se dire la victime. La femme violée a
donc un sentiment de culpabilité et n’ose pas
porter plainte. Comme je l’expliquais plus haut,
dans la conscience populaire, le viol est associé
à la violence. Ce qui est vrai pour les autres
l’est aussi pour la femme violée. Pourtant, le
GHB est bien connu des services de police. Même
s’il est difficile de prouver le viol, si la
victime s’y prend suffisamment vite, il est
possible d’arrêter le criminel.
De même, sans traces de GHB dans l’organisme dû
à la rapidité de dissolution, il est maintenant
possible de faire des tests d’ADN pour
identifier le coupable.
La
vitesse de réaction est donc primordiale : si
l’on a le moindre doute concernant la possibilité
d’une agression sexuelle ou l’ingestion de
certaines substances, il est important de se présenter
dans un hôpital pour y subir des tests.
Restez
vigilantes et attentives
La
multiplication des affaires de viols liés au GHB
et à ses dérivés est très inquiétant, il est
donc recommandé d’ouvrir l’œil et d’être
méfiant. Si vous allez faire la fête entre amies
et que vous constatez que l’une de vous n’a
pas un comportement normal, n’attendez pas que
le drame se produise pour intervenir. Autre
conseil important, ne
quittez jamais des yeux votre verre et n’en
acceptez jamais venant d’individus que vous ne
connaissez pas ou mal.
En
cas de doutes, abstenez vous. Demandez le soutien
d’amis ou auprès des services de l’établissement
où vous vous trouvez.
La
non-culpabilisation du violeur, l’amnésie
engendrée par l’absorption du GHB, le très bas
prix de vente, rendent la drogue du viol particulièrement
attractif pour certains hommes, désireux de
transformer la plus réticente des filles, en
« fille facile ». Plus grave :
n’ayant plus recours à la violence, des hommes
qui n’auraient jamais commis de viols
auparavant, utilisent le GHB comme ils
utiliseraient un aphrodisiaque ! C’est
absolument affolant !

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